Santé · 30 septembre 2026 · 5 min de lecture · Équipe Pawlia

Tiques en automne : pourquoi il ne faut pas baisser la garde

On pense aux tiques au printemps, mais l'automne est leur deuxième saison. Comment inspecter, retirer une tique correctement, et quels signes doivent faire consulter.

Beaucoup de propriétaires rangent l'antiparasitaire à la fin de l'été. Pourtant, les tiques sont actives dès que la température dépasse environ 7 °C, et l'automne, doux et humide, est souvent leur deuxième pic de l'année. Les balades en forêt, dans les hautes herbes ou les tas de feuilles mortes sont les plus exposées.

Pourquoi c'est important

Une tique n'est pas qu'une petite bête désagréable : elle peut transmettre des maladies sérieuses.

  • La piroplasmose (babésiose) chez le chien : fièvre, grande fatigue, urines foncées. Sans traitement rapide, elle peut être mortelle.
  • La maladie de Lyme et l'anaplasmose, ou l'ehrlichiose (surtout dans le Sud), plus rares, qui donnent boiteries, fièvre ou fatigue qui traîne.
  • Chez le chat, les maladies transmises sont moins fréquentes, mais la zone de morsure peut s'infecter.

Le risque de transmission augmente avec le temps passé accroché : retirer une tique le jour même réduit fortement le danger.

L'inspection après chaque balade

Deux minutes suffisent, idéalement au retour :

  1. Passez les doigts à rebrousse-poil sur tout le corps, doucement.
  2. Insistez sur les zones fines : oreilles (dedans et derrière), cou et sous le collier, aisselles, entre les doigts, ventre et plis de l'aine.
  3. Cherchez une petite boule grise ou brune, parfois de la taille d'une tête d'épingle.

Retirer une tique correctement

  • Utilisez un tire-tique (crochet vendu en pharmacie ou en animalerie).
  • Glissez-le sous la tique, au ras de la peau, puis tournez doucement (2 ou 3 tours) en tirant très légèrement, jusqu'à ce qu'elle se détache.
  • Désinfectez ensuite la zone.
  • À éviter : l'éther, l'alcool ou l'huile avant de retirer (la tique régurgite et le risque augmente), et les doigts qui écrasent le corps.

Une petite rougeur ou une petite bosse peut rester quelques jours : c'est courant. Notez la date dans le journal de votre animal, cela aide si des symptômes apparaissent plus tard.

Quand consulter

Dans les jours ou les semaines qui suivent une morsure, appelez votre vétérinaire si vous voyez :

  • une grande fatigue, un chien qui ne veut plus sortir ;
  • de la fièvre, un refus de manger ;
  • des urines foncées (couleur café ou rouge), des gencives pâles ou jaunes ;
  • une boiterie qui change de patte.

Ce sont des signes à ne pas laisser traîner, surtout la combinaison fatigue + urines foncées chez le chien.

La prévention qui marche

  • Un antiparasitaire toute l'année dans la plupart des régions (les tiques restent actives pendant les hivers doux) : comprimé, pipette ou collier, à choisir avec votre vétérinaire selon le mode de vie.
  • Attention chez le chat : n'utilisez jamais un antiparasitaire pour chien. Beaucoup contiennent de la perméthrine, mortelle pour le chat, même par simple contact avec un chien traité récemment.
  • Respecter le rythme du produit : un comprimé prévu tous les 3 mois ne protège plus au 4e mois.
  • Pour les chiens très exposés (chasse, forêt), un vaccin contre la piroplasmose existe : il réduit la gravité de la maladie mais ne remplace pas l'antiparasitaire. Parlez-en au vétérinaire.

Dans Pawlia, notez l'antiparasitaire dans le carnet de santé : le prochain rappel est calculé tout seul et apparaît dans « À ne pas oublier » le moment venu.

Sources : recommandations ESCCAP France, WSAVA et CNITV. Cet article est informatif et ne remplace pas l'avis de votre vétérinaire.

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